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lundi 10 septembre 2012

Vincent en Europe

Avec Vincent sur les pentes du volcan Llaima

Pour celles et ceux qui ont suivi ce blog depuis ses débuts, vous savez qui est Vincent! Pour les autres, une petite explication : Vincent Belbèze est mon ami Chilien qui m'a fait découvrir les élixirs Andins, d'abord lors d'un cours co-animé avec Philippe Deroide dans le Vercors, et ensuite au Chili, lorsque j'ai chaussé mes bottes d'exploratrice et que j'ai traversé l'océan pour partir à la découverte du continent Sud-Américain!
Avec Vincent à Autrans


Donc tout cela pour vous dire que Vincent est en Europe pour une tournée de conférences et cours, et qu'il fera étape dans notre bonne ville de Châtel-St-Denis les 29 et 30 septembre prochains pour nous parler des élixirs chamaniques d'animaux de guérison.
Il reste quelques places pour ce cours. Pour les inscriptions : 079 318 01 39.
Amicalement

jeudi 19 avril 2012

Le temps passe...

Le temps passe si vite... j'ai délaissé ce blog qui me tient tant à coeur!


Depuis, un nouveau tremblement de terre de 7,2 sur l'échelle de richeter à secoué le Chili le 25 mars. Plus de 700 morts et des dizaines de villages détruits : Talca dans laquelle nous avons cherché un chargeur de batterie pour l'appareil photo, Constitution et Conception, deux villes côtières...




La nature a encore montré que c'est elle la plus forte! Cela me donne l'impression d'être comme une puce sur le dos d'un chien... Si le chien s'ébroue, les puces n'ont qu'à bien s'accrocher. Quand la terre s'ébroue, nous nous rendons compte que nous ne sommes rien de plus que des puces sur son dos!




Quoi que nous fassions, quoi que nous pensions, la nature aura toujours raison de nos édifices, de nos constructions, de nos vies.




Les Chiliens le savent, cela fait leur force : être capable d'accepter ce qui est inéluctable, sans s'en inquiéter outre mesure. Vivre l'instant présent, avec ce qu'il porte de vie, de joies, loin des richesses, de besoins générés par notre société de consommation. Avoir confiance dans leur capacité à reconstruire, si Dieu ou la terre leur prête encore vie.



Lys des Incas


Et cette énergie, les élixirs floraux andins en sont porteurs. C'est pour cela que je les aime tant et leur consacre du temps, parce qu'ils savent nous faire pénétrer dans des contrées que nous connaissons peu ici : vivre l'instant présent, profiter de ce que l'on a, de ceux qui nous entourent, tant qu'ils sont là.





Oiseau de Paradis


Se contenter du présent sans lorgner toujours sur demain, car personne ne sait de quoi sera fait demain... "donnons plus de vie à nos jours plutôt que d'essayer de donner plus de jours à nos vies..."

dimanche 12 décembre 2010

Mardi 16 novembre, grande rando dans le parc du Tricahue, guidée par Dimitri, à la recherche des fleurs de la cordillère.

Le petit déjeuner avalé, nous voilà partis sur le parcours rouge, le grand parcours du Parc ! Partis pour 8 heures de marche, 3 heures de montée, et ensuite plat puis descente… notre guide aujourd’hui sera Dimitri ! En effet, Filou boite bien bas après son escapade d’hier.
Première rencontre de ce matin, les perroquets tricahue, ceux qui donnent leur nom au Parc. Ils passent en formation devant nous pour nous chasser car nous sommes trop près de leur nid, qui est creusé dans les berges du Rio Claro. Attention à ne pas trop s’approcher du bord, la terre a tendance à s’effriter sous les pieds!





Nous voici partis pour la montée… Sous un soleil de plomb, nous entamons la première côte. Thomas est un monteur hors pair, il avale les dénivelés comme d’autres les tartines…  Je suis rapidement distancée, d’autant plus que Dimitri, qui connaît parfaitement le terrain, doit avoir des jambes deux fois longues comme les miennes… Il m’encourage en me rétorquant que la longueur des jambes ne change rien à la montée… J’ai quand même la sensation de faire deux fois plus de pas que lui, mais l’heure n’est pas au débat, elle est à l’effort !



Dimitri, à qui j’ai fait passé la liste des fleurs que je recherche, m’a préparé le terrain, et c’est dès les premiers mètres d’ascension que nous rencontrons le Mayu ou genêt de nouvelle zélande.





La côte est rude, et heureusement, le jeu en vaut la chandelle : la vue est magnifique sur la jonction des Rio Claro, Melado et Maule. La végétation est luxuriante, et c’est entre deux arbres que nous apercevons la cîme du volcan Descabezado Grande (2830m). La montée se poursuit, la côte est longue… 3 heures de montée !
Et nous arrivons au sommet. La vue sur la jonction des Rios est complètement dégagée et nous découvrons enfin le Rio Tricahué, qui se jette dans le Rio Claro, avant que celui-ci ne rejoigne le Rio Maule. Les lits des Rios sont impressionnants. Même si à cette époque de l’année, en fin de printemps, les rivières sont plus calmes et l’eau peu abondante, nous pouvons facilement imaginer la puissance des courants quand l’eau monte et que les flots se déchaînent.






Dimitri nous entraîne maintenant vers le trésor du Parc : un cactus rarissime, dont j’ai oublié le nom, et qui se prépare à fleurir, comme le montrent les boutons floraux en formation.








Il nous explique que la réserve privée du Tricahué, est une ancienne exploitation forestière. Les arbres présents avec leurs formes bizarres, étaient particulièrement adaptés pour la fabrication des bateaux. Ils étaient coupés sur place, taillés en planches grossières, puis ramenés dans la vallée. Il n’était pas question d’installer les scieries à côté de l’eau et d’utiliser la force de l’eau pour faire fonctionner les scies, comme c’était le cas ici, en Suisse : les rios sont tellement imprévisibles qu’ils auraient tout emporté : bois, scies, construction et hommes !




Alors la solution trouvée : un « motor », machine à vapeur mobile, importée tout droit d’Angleterre, alimentée en bois et fonctionnant à la vapeur ! Sans doute monté jusqu’ici, à la traction de bœufs, dans les années 1900, il aurait fonctionné jusque dans les années 60.
Après un repas bien mérité, pris au bord de l’eau, nous voici repartis pour la descente en direction du Rio Tricahué.


En chemin, nous rencontrons le canelo, arbre sacré des Indiens Mapuche, la pantoufle de Cendrillon, petite fleur rose toute délicate, de nombreux enchevêtrements de bambous, sur un sentier technique, plein de pierres à flanc de montagne.









Nous avons une vue splendide sur la vallée sauvage du Rio Tricahué.








Nous élucidons au passage une énigme qui me tarabuste depuis notre première randonnée Chilienne : les animaux qui laissent derrière eux des déjections qui font penser à des bouses de dinosaure sont… des vaches ! Les bouses doivent, aux dires de Dimitri, avoir facilement 3 ans. Elles sont extrêmement ligneuses, à cause du régime alimentaire à forte teneur en cellulose des bovins. Regardez celles-ci… en bas de la photo, vous voyez le but de la chaussure de Thomas.






Nous arrivons au Rio Tricahué et découvrons nos premières « cola de zoro », puis traversons le Rio en sautant de pierre en pierre… Puis après un petit tour dans les cultures de l’autre rive, nous le retraversons par le pont de béton, bien contents de ne pas devoir emprunter le pont suspendu… seul passage pour les habitants en cas de débordement de la rivière.










Rencontre avec le lys des Incas, encore en bouton, sur le chemin du retour, avant une bonne bière belge et un repos bien mérité !









Dernière rencontre de la journée, en nous rendant souper chez « el fosforito » (le rouquin) notre voisin : une plante extraordinaire, dotées de fleurs de toute beauté, distillant une miellée sucrée. Un bonheur pour les sens !