Affichage des articles dont le libellé est Talca. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Talca. Afficher tous les articles

jeudi 19 avril 2012

Le temps passe...

Le temps passe si vite... j'ai délaissé ce blog qui me tient tant à coeur!


Depuis, un nouveau tremblement de terre de 7,2 sur l'échelle de richeter à secoué le Chili le 25 mars. Plus de 700 morts et des dizaines de villages détruits : Talca dans laquelle nous avons cherché un chargeur de batterie pour l'appareil photo, Constitution et Conception, deux villes côtières...




La nature a encore montré que c'est elle la plus forte! Cela me donne l'impression d'être comme une puce sur le dos d'un chien... Si le chien s'ébroue, les puces n'ont qu'à bien s'accrocher. Quand la terre s'ébroue, nous nous rendons compte que nous ne sommes rien de plus que des puces sur son dos!




Quoi que nous fassions, quoi que nous pensions, la nature aura toujours raison de nos édifices, de nos constructions, de nos vies.




Les Chiliens le savent, cela fait leur force : être capable d'accepter ce qui est inéluctable, sans s'en inquiéter outre mesure. Vivre l'instant présent, avec ce qu'il porte de vie, de joies, loin des richesses, de besoins générés par notre société de consommation. Avoir confiance dans leur capacité à reconstruire, si Dieu ou la terre leur prête encore vie.



Lys des Incas


Et cette énergie, les élixirs floraux andins en sont porteurs. C'est pour cela que je les aime tant et leur consacre du temps, parce qu'ils savent nous faire pénétrer dans des contrées que nous connaissons peu ici : vivre l'instant présent, profiter de ce que l'on a, de ceux qui nous entourent, tant qu'ils sont là.





Oiseau de Paradis


Se contenter du présent sans lorgner toujours sur demain, car personne ne sait de quoi sera fait demain... "donnons plus de vie à nos jours plutôt que d'essayer de donner plus de jours à nos vies..."

lundi 13 décembre 2010

Mercredi 17 novembre, boires et déboires dans Talca, journée de transition vers Villarrica.

Levé tôt ce matin, pour un départ en début de matinée pour Villarrica. 600 Kms nous attendent, ce qui devrait nous prendre 8 heures, plus ou moins… Nous embarquons nos collocataires, Muriel et Christophe, charmant couple de Pontarlier, avec lequel nous avons sympathisé depuis deux jours, pour les déposer au terminal de bus à Talca. Christophe, accompagnateur en montagne, guide souvent des groupes dans notre belle gruyère, et connaît notre charmante ville de Châtel St Denisvillarrica. Muriel à déjà mangé la fondue au lac des joncs, nous sommes en pays de connaissances ! Que le monde est petit !!!



C’est le cœur serré que nous disons adieu à notre petit paradis, à sa faune, sa flore, ses montagnes et notre adorable hôte, Dimitri.
Temps magnifique ce matin, short et tshirt de rigueur.




Voilà le pont étroit, en plein centre de la photo! on ne peut s'y croiser!



Nous remontons direction l’argentine et passons par le fameux pont étroit, pour reprendre immédiatement la route goudronnée et nous éviter 10kms de piste caillouteuse et la poussière qui accompagne.









Traversée des tranchées envahies de genêts. Dimitri pense que cette plante, inconnue dans la région il y a encore quelques années, aura envahi le lit des Rios à très court terme. En attendant, elle nous offre un spectacle magnifique, en tapissant les 2 côtés de la route de ses gracieuses fleurs jaunes.



Pour trouver le terminal des bus dans une ville inconnue et très abîmée par le tremblement de terre, connaissez-vous une meilleure méthode que de… suivre les bus ?? Moi pas, et d’ailleurs nous arrivons assez vite au but et prenons congé de nos compagnons de route, qui repartent vers le nord et la ville de Valparaiso.
Nous avons une autre tâche à accomplir : tenter de trouver un chargeur de batterie pour mon appareil photo. Vous connaissez quelqu’un capable de parcourir 10000Kms pour aller photographier des fleurs au bout du monde et qui part sans charger la batterie de sons appareil photo ? Non ? Moi, oui, je connais quelqu’un ! C’est moi !
Thomas me guide à travers la ville, vers ce qui semble être la partie commerciale de la cité. Nous laissons notre voiture au bons soins d’un vendeur de fraises, et partons à pieds à la recherche de la pièce rare : le chargeur de batterie. Les Chiliens sont des gens charmants, toujours souriants et qui essayent de trouver des solutions. Dans chaque magasin, indiqué par l’employé de la précédente officine, un vendeur serviable nous donne une nouvelle adresse à essayer. Ils ne s’avouent jamais vaincus, et nous traversons la ville en long, en large et en travers, nous offrant une glace par ci, une tablette de toblerone par là !
Au bout de deux heures de recherches infructueuses, un dernier vendeur défaitiste nous déconseille, au grand soulagement de Thomas, de poursuivre notre quête. Nous passons devant un dernier magasin d’électronique en plein aménagement avant ouverture, et je dois bien me rendre à l’évidence : si en terme de téléphone portable et de télé écran plat les Chiliens sont à la pointe de la technique, la photographie ne remporte pas le même succès, et le choix est très limité !
Heureusement, à défaut de pouvoir utiliser mon réflex sophistiqué, spécifiquement dédié à la prise de photos de fleurs, je pourrai me rabattre sur mon petit appareil baroudeur tout automatique, qui malgré son âge, fait toujours de bien jolies photos !
Retour à la voiture et départ pour Villarrica, environ 600 kms plus au sud, par la panaméricaine. Il fait beau et chaud, la route est toujours aussi dégagée et surprenante. Nous nous arrêtons un peu avant Temuco, pour acheter du fromage, puis prenons le contournement de Temuco pour rejoindre la route de Villarrica à Freire.


Nous arrivons en ville en fin de journée, le ciel s’est couvert et nous ne pouvons voir le volcan. La météo se montre très pessimiste pour les 3 jours à venir… peut-être ne pourrons-nous pas monter sur le volcan, pourtant le but de notre séjour dans cette ville.

mercredi 8 décembre 2010

Dimanche 14 novembre, trajet jusqu’à Armerillo et le Parc du Tricahue

Après une dernière balade sur la plage et un chaleureux au revoir à Angel, notre logeur, et à ses accueillantes cabanas, nous voici en route pour Talca et le refuge du Tricahue. 





Nous avons choisi de prendre le chemin des écoliers, et c’est par la route côtière que nous tentons de rejoindre le nord. La vue est magnifique, la route serpente entre mer et colline, les paysages sont à couper le souffle !




Puis, comme prévu, la route goudronnée s’arrête pour laisser place à la piste ! Nous enclenchons le 4X4, et nous voilà partis pour 27 km de montées raides, virages serrés et poussière en veux-tu en voilà ! 





La côte se fait plus sauvage encore, nous voyons des oiseaux, de la végétation, mais pas une vie humaine. Ce n’est pas le moment de tomber en panne, surtout que même le téléphone ne passe pas !
Retour à la route, beaucoup plus rapidement que nous n’avions prévu. Les villages que nous traversons jouissent d’une localisation exceptionnelle face à l’océan, mais ce sont également ceux qui ont le plus été touchés par le séisme. 


Sur les conseils d’Angel, nous prenons la route en direction de San Javier, la meilleure, d’après lui. Que doivent être les autres ! Voilà réellement une route à ne pas prendre de nuit, elle est constellée de trous, fissures, pièces et ravines en tout genre. Il me faut garder une attention permanente sur le revêtement, au risque de laisser une roue sur place !



Puis nous quittons cette zone dévastée et la route s’améliore. Nous ne croisons que de très rares véhicules, sur une route toute droite qui traverse une campagne magnifique. Nous roulons vers le nord et le thermomètre de la voiture indique très rapidement 27° ! 

Les chevaux semblent le moyen de locomotion le plus courant dans le coin. Et pour les transporter en groupe, rien ne vaut un petit camion ! Ce doit être le seul véhicule que nous croisons sur cette longue route en lignes droite, qui nous fait penser à ces clichés de la route 56 aux USA. 





Petit arrêt rafraîchissement, l’eau est gazeuse et secouée ! Rencontre de « d’arbres à girafes » et d’eucalyptus en fleurs.








Le refuge du Tricahué n’est plus très loin, dernier bout de route après Talca, vers Armerillo. Mon inquiétude monte face à l’indication suivante : « Prenez le pont étroit ». Vu la largeur de certains ponts que j’ai rencontrés jusqu’ici, je me demande ce que cela peut être un pont étroit… Est-ce que mon gros 4X4 passera sur ce pont? Voilà la question qui me taraude sur cette belle route… Mon copilote a beau me dire que nous n’aurons pas à prendre ce pont, puisque nous arrivons du Chili et non de l’Argentine, cela m’inquiète quand même…

Nous quittons bientôt la route goudronnée, pour prendre la piste direction Armerillo, et entre le Rio et la montagne, nous trouvons notre petit coin de paradis, le refuge du Tricahué !






Cadeau bonus, le coucher de soleil sur le volcan Descabezado Grande! Un beau séjour qui s'annonce!